Déferlante de couleurs sur un marché réunionnais

Sur l’île de La Réunion, plusieurs marchés forains font le bonheur des consommateurs de produits frais. Plongée matinale au coeur du marché de Saint-Benoît.

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6h30. Il fait déjà beau et chaud sur la côte Est de La Réunion. A Saint-Benoît, une bonne partie de la population est déjà active. Ce samedi matin, c’est jour de marché forain. Les étals sont fournis et les acheteurs déjà nombreux au rendez-vous. Ici, on se lève tôt pour trouver les meilleurs produits.

 

FLOWERS POWER

 

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Quelques stands vendent des plantes et des bouquets de fleurs. N’étant pas spécialiste, je préfère ne pas demander de quelles variétés il s’agit. Entre leurs noms en Europe (si elles en ont !) et leurs noms créoles, je risque de m’y perdre. Et puis parfois, mieux vaut se contenter de regarder. Les couleurs vives me sautent aux yeux; un effet de la fameuse terre volcanique réputée si fertile ?

 

LES GADGETS

 

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Sur le marché, on déambule à petite vitesse. Tout le monde semble connaître tout le monde. On fait deux pas, on s’arrête pour saluer, on repart. On s’arrête cinq mètres plus loin, on s’arrête, on claque la bise et on discute un minute… ou dix. C’est convivial.

 

On marque aussi l’arrêt à plusieurs étals. A l’un des plus petits, une petite foule se forme. Un vendeur et une vendeuse font la démonstration de trois outils en plastique. Il s’agit d’épluche-légumes : 5 euros l’un, 10 les trois. L’un se « visse » dans un fruit ou un légume et permet d’en boire le jus. Un autre transforme un concombre en guirlande. Le dernier débite une carotte en lamelles épaisses comme du papier à rouler. Le vendeur a baptisé ces gadgets : les bistouquettes.

 

GARE AUX PIMENTS

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On trouve bien des choses, sur un marché forain comme celui de Saint-Benoît. Par exemple, il y a ces tisanes aux vertus géniales : contre la toux, pour maigrir, pour combattre les calculs rénaux, pour améliorer la tension, pour réduire le cholestérol, pour favoriser la circulation du sang, pour gérer les douleurs de l’arthrose et de la goutte…

 

On trouve aussi en masse les denrées qui semblent à la base de la nourriture ici : les piments. Un vendeur, d’ailleurs, ne cesse de crier des mots que je ne comprends pas. L’explication arrive : il vend des piments verts et lance donc à la criée « Veeeeeeeeeeeeerts !! ». J’aurai pu chercher longtemps.

 

Les épices sont aussi bien représentées. On nous vante la conception unique des massalés, mélanges de plusieurs graines épicées qui composent des plats reconnus de la gastronomie créole. Le curcuma coloré parfume les étals. Le combava, un agrume très prisé, est là aussi.

 

Enfin, quelques stands proposent gratuitement des livres sur le christianisme. Il faudra par contre débourser quelques euros pour s’offrir un coq ou une poule.

 

MIAM MIAM

 

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Un faim à combler, le repas du midi à ramener à la maison ? On peut compter sur les stands de restauration. Sous nos yeux, les vendeurs et vendeuses râpent quantités de chou blanc, de carottes, de concombres, de salades… Et peu à peu, de bons bols de crudités envahissent leurs tables.

 

Mais sur ce marché, la star, c’est le samoussa. Il y a de multiples variétés de ce triangle frit originaire d’Inde : fromage, cari ti jacques, légumes, poulet, boeuf, brèdes chouchou, crabe… Prix à l’unité : 25 centimes le plus souvent. En métropole, les samoussas sont plus rares… et bien plus chers.

 

ILS SONT BEAUX LES FRUITS

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C’est sans doute le fruit le plus représentatif de La Réunion : le letchi. Seul, sous forme de sorbet, dans un rhum arrangé… Il est très apprécié. Et l’été est la meilleure saison pour le consommer. Son goût n’a rien à voir avec celui des boîtes de conserve en métropole.

 

Le calebasse (inconnu au bataillon) n’est pas vraiment un fruit. Il ressemble à une poire géante. On en trouve de très gros. Il se mange notamment en cari. Petit plus : une fois vide et sec, il peut faire office d’instrument de musique.

 

Peu avant de finir ce tour de marché, je discute avec un vendeur. Notre sujet : ces patates douces (qui ne sont pas un fruit mais un fécule, certes). Je n’en ai jamais vu d’aussi grosses. La plus balèze est indescriptible. Je demande combien elle pèse. Monsieur la soulève et livre le verdict de la balance : 6,2 kilos !

 

BREDES REUNIONNAISES, TOMATES REUNIONNAISES…

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Dans les recettes réunionnaises, il est souvent question de brèdes. Je ne connais rien de cet ingrédient, si ce n’est qu’il s’agit de feuilles comestibles. Désormais, je sais qu’il en existe de multiples sortes. Pas sûr que je sois capable de toutes les distinguer. Par contre, je reconnais bien la forme très spécifique des tomates réunionnaises. Je constate aussi que je ne trouve pas trace des tomates que je consomme habituellement en métropole.

 

Cette tournée sur le marché de Saint-Benoît permet de mesurer une partie de toute l’étendue de la cuisine créole. Je ne connaissais pas la moitié des produits proposés. Deux choses m’ont marqué durant cette matinée-marché : les couleurs très vives de tous les produits en vente et surtout la taille de certains fruits et légumes. De retour en métropole, je ne regarderai plus les patates douces ou les concombres de la même manière.

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